Presse

Douze interprètes, pour la plupart complices de longue date de la Cie Mossoux-Bonté, ont pris part à une année de laboratoires où se sont forgés, dans l'interactivité, des modules gestuels, des phrases, des boucles, des attitudes observées, adoptées, transmises, développées, distordues.

Tout cela questionne, dans Générations, l'être au monde, l'individu et le groupe, la circulation des énergies. De toutes parts d'ailleurs, puisque le public est invité à déambuler à sa guise (...) autour du périmètre de la performance. (...)

De part et d'autre, de vertigineuses et subtiles profondeurs. La fascination opère.

Marie BaudetLa Libre Belgique / Mars 2004

 

Avec Générations, la compagnie Mossoux-Bonté convie à un voyage parmi les meilleurs.(...)
Mêlant danse, théâtre et arts plastiques, la compagnie confirme d'emblée son sens aigu de la forme. Ici, une forme vivante autour de laquelle on peut tourner: cette installation est prévue pour une durée de deux heures et demie. On peut donc s'asseoir, bouger, sortir et rentrer.

Toutefois, comme la plupart des spectateurs, on n'a pas tellement envie de gigoter. Après la belle découverte et l'interrogation qui l'accompagne (que va-t-il se passer d'autre?), on entame l'observation de la petite troupe. Le moindre geste devient source d'intrigue, d'interprétation possible, de clé de jeu.(...)
Le plus saisissant, c'est l'élan organique des danseurs, fidèles de la compagnie pour la plupart.

Après un an de travail, ils sont parvenus à former un groupe intuitif, où chacun suit les impulsions des autres, reconnaît les mouvements qu'ils ont écrits ensemble. Résultat: ils se muent en passagers étranges et familiers, dont l'image nous suit longtemps dans la nuit noire.

Laurent Ancion, Le Soir / Avril 2005