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Les buveuses de café sont élégantes et mondaines, mais de glaces car clonées comme deux reflets dans un miroir déjà traversé. Et elles reprennent du café (visiblement aphrodisiaque), le buvant sur la table, avant de passer aux plaisirs, toujours aussi givrées. Plus elles font jouer la séduction, plus les corps montent en force musculaire. Et plus elles sont elles-mêmes, moins elles paraissent humaines. 

Un travail puissant et plein d'ironie sur l'interstice entre l'être et le paraître, la glace et le feu. Savoureux et exaltant comme un café bien frappé !

Thomas Hahn, Danser Mag / Avril 2011

 

D’une scène en apparence innocente de deux blondes platine impeccables assises à une table, le public est témoin du procédé méticuleusement mis en place et orchestré par ce duo de femmes tout droit sorties de Stepford pour avaler leur café. Leur expression austère et résolument sérieuse laisse pourtant présager qu’il y va de plus qu’une enième dose quotidienne de caféine (…).

Truffée de touches d’humour simple, exécutée à la perfection, et combinant geste et mouvement de manière peu conventionnelle, Les buveuses de café est une performance unique et hyper-rafraîchissante. Inclusion remarquable dans la programmation du Melbourne Festival, le duo belge est à suivre.

Nithya Iyer, Melbourne.Arts.Fashion / Octobre 2014

 

Deux femmes aux perruques blondes platine et vestons rose vif assortis donnent l’impression de s’être échappées d’une performance de Vanessa Beecroft en sirotant leur café sur deux identiques tables basses aux pieds en volutes. Le rituel est très élaboré, aussi passioné que symmétrique. C’est fascinant, ces deux femmes, étranges sœurs, avec cette expression de délectation sensuelle dupliquée comme dans un miroir (…).

Il est terriblement cliché, et généralement injuste, de décrire quelque chose comme David Lynch-esque. Mais Les buveuses de café, pièce chorégraphiée par les fondateurs de la compagnie Nicole Mossoux et Patrick Bonté, rappelle étrangement Twin Peaks (…). L’humour et les symboles sont similaires, mais Les buveuses de café creuse plus loin l’absurdité (…). Du salon douillet, on passe à l’arrière-boutique où apparaît une troisième danseuse, une buveuse de café novice – une initiée. La danse cède le passage au théâtre ; dans un rebondissement digne d’une parodie de film d’épouvante,  le rituel du café noir devient une véritable messe noire, mais au lait.

Andrew Fuhrmann, Daily Review / Octobre 2014